Journée mondiale des malades 2019

La Journée mondiale des malades attire notre attention sur les personnes qui souffrent. Malgré de grands progrès de la médecine, il existe encore des maladies que nous ne pouvons pas guérir. Une maladie soudaine d’un membre de la famille ou d’une autre personne proche modifie non seulement l’orientation et les priorités de sa vie, mais également celle de ses proches.

Sœur Faustine, qui souffrait de la tuberculose pendant presque toute sa vie religieuse, nous a laissé des remarques précieuses qui peuvent nous aider à faire l’expérience de la faiblesse et à accompagner les malades. Elle a écrit :  Il arrive souvent dans la maladie comme avec Job dans l’Ancien Testament : tant que l’on marche et que l’on travaille, tout est parfait et magnifique, mais lorsque Dieu envoie une maladie, les amis sont plutôt moins nombreux. Mais cependant ils existent et ils s’intéressent à notre souffrance et ainsi de suite. Pourtant si Dieu permet une plus longue, peu à peu ces fidèles amis, eux aussi, commencent à nous abandonner. Ils nous rendent visite moins souvent et leurs visites nous font souvent souffrir. Au lieu de nous consoler, ils nous reprochent certaines choses qui font beaucoup souffrir, ainsi l’âme, comme Job, se retrouve seule : mais par bonheur, elle n’est pas vraiment seule, car Jésus-Hostie est avec elle. Après avoir goûté aux souffrances décrites plus haut et avoir passé toute la nuit dans l’amertume, le matin, lorsque l’aumônier m’apportait la sainte Communion, je devais faire appel à toute ma volonté pour ne pas m’écrier à pleine voix : Bienvenue à Toi, véritable, unique Ami, la sainte Communion me donne toujours la force de souffrir et de lutter ! Je veux encore ajouter une chose que j’ai expérimentée : lorsque Dieu ne donne ni la mort, ni la santé et que cela dure des années – l’entourage finit par s’y habituer et considère la personne comme n’étant pas malade. Mais alors commence une série d’épreuves souffertes en silence : Dieu seul sait combien de sacrifices fait l’âme (P.J.1509). Lorsque l’on se sent faible et malade, on fait des efforts incessants pour être en mesure de faire ce que tous sont accoutumés à faire et pourtant, on ne parvient pas toujours à venir à bout de ce « quotidien ». Soyez remercié Jésus pour tout, car ce n’est pas la quantité d’efforts qui sera récompensée (P.J. 1310).

En profitant de cette occasion, nous voudrions remercier tous les bénévoles et les membres de Faustinum qui aident les patients dans les maisons de retraite et les hospices.