Je suis honorée d’avoir l’occasion de partager mon chemin de souffrance et la manière dont sainte Faustine m’a aidée dans ma vie.
En 1997, alors que je servais encore dans l’armée, j’ai commencé à prendre conscience plus profondément du mystère de la Miséricorde Divine. Lorsque ma vie était en crise, je me tournais toujours vers Jésus pour lui demander de l’aide. Mais ce n’est que plus tard dans ma carrière militaire que j’ai découvert dans le « Petit Journal » de sainte Faustine les révélations que Jésus lui avait faites. J’ai lu ses notes, mais à l’époque, en raison de ma vie professionnelle intense, je n’ai pas compris la profondeur du message que Jésus lui avait transmis.
En 2015, j’ai pris ma retraite de l’armée. En aidant ma mère à ranger ses livres chez elle, je suis retombée sur le « Petit Journal ». J’ai commencé à le relire et cela m’a inspirée à contacter la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde pour savoir comment je pouvais enrichir ma vie spirituelle grâce à l’Association « Faustinum ».
En 2019, je suis officiellement devenue membre de l’Association, car je voulais faire partie du Mouvement Apostolique de la Miséricorde Divine. Pendant la majeure partie de ma vie d’adulte, en tant qu’infirmière, j’ai ressenti le besoin d’aider les personnes qui souffrent. Je ne me rendais pas compte que, même si aider les autres me procurait beaucoup de joie et de satisfaction, je ne comprenais pas encore la profondeur de l’amour de Dieu pour tous les hommes, et en particulier pour moi…
Après quatre ans de formation, j’ai réalisé que je voulais vivre en tant qu’apôtre de la Miséricorde Divine pour Jésus, que c’était ma façon de vivre jusqu’à ce que Jésus vienne me chercher pour m’emmener au Ciel.
Ma vie a beaucoup changé au cours des dix dernières années… du monde du travail dans le domaine médical, que je connaissais en tant que jeune adulte, à ma situation actuelle de retraite partielle et de prise en charge de ma famille. Les défis sont nombreux, car mon cœur déborde de compassion et d’amour, ainsi que du désir d’aider toujours ceux qui sont dans le besoin. Je me retrouve souvent dans des situations où j’ai l’impression d’être au pied de la croix, comme la Sainte Mère, priant Dieu et lui demandant sa miséricorde. Mais je ne peux que regarder la souffrance d’un être cher qui l’offre à Dieu. Je ne peux rien faire, seulement rester là et regarder, ce qui me cause un stress énorme et une grande souffrance psychique…
Dans de telles situations, j’ai été confrontée à de nombreuses tentations : la peur, le refus d’accepter la volonté de Dieu envers mes proches, la souffrance psychique causée par l’impossibilité de les aider. Mais grâce à la prière à sainte Faustine, dans laquelle je lui demandais d’intercéder pour moi auprès de Jésus en implorant la Miséricorde Divine, j’ai surmonté cette souffrance.
Cette année, tout a changé pour moi… Cela s’est produit au cours de ma deuxième année de formation permanente, lorsque j’étudiais le deuxième chapitre du manuel « Mission de Miséricorde » intitulé « Sainte sœur Faustine, prophète de la Miséricorde ». Je crois que Jésus a parlé à mon cœur en me guidant vers un passage précis du « Petit Journal » : « À partir d’aujourd’hui ma propre volonté n’existe plus » (PJ 374). Sainte Faustine dessine ici un grand X et poursuit : « Au moment où je me suis agenouillée pour barrer ma propre volonté, comme le Seigneur me l’a ordonné, j’ai entendu dans mon âme cette voix : « À partir d’aujourd’hui, ne crains pas le jugement de Dieu, parce que tu ne seras pas jugée . À partir d’aujourd’hui, j’accomplis la volonté de Dieu partout, toujours, en tout »
Lorsque j’ai lu ces mots, j’ai senti comme une voix intérieure puissante me suggérer de faire plus pour Jésus, et non moins, selon Sa volonté et non la mienne, dans tous les domaines de ma vie quotidienne. C’était comme si une nouvelle grâce s’était répandue sur moi. Dans les moments de crise, où autrefois j’aurais succombé à la tentation, je recevais la lumière et la force de répéter ces mots que j’avais trouvés dans le « Petit Journal » de sainte Faustine, qui m’aidaient à faire confiance à Jésus. Ce passage m’a tellement émue que j’ai composé ma propre prière à partir des paroles de sainte Faustine.
Maintenant, je commence chaque journée par ce passage du « Petit Journal ». Il m’aide à affronter les défis quotidiens sans crainte, avec plus de confiance. Cela me permet de faire encore plus confiance à Jésus, autant que je le peux, même si j’ai toujours besoin de son aide et de sa grâce.
Merci, sainte Faustine, d’être entrée dans ma vie et de m’aider à être une apôtre de la Miséricorde Divine pour Jésus. Amen.
JoAnn, membre du « Faustinum », États-Unis
